Coca-Cola vs. Esperanzah
Coca (comme le champagne ou le sake) n’est pas vendu dans les bars d’Esperanzah. Et pourtant l’affaire fait grand bruit. Preuve s’il en ait, Coca essaye au premier jour du festival de s’inviter à sa manière.
Débat sur Coca
Le débat de Radio Esperanzah essaye de revenir sur le choix de l’organisation du festival de ne pas distribuer les boissons de la marque. Ce choix est motivé par de nombreuses raisons que détaille Pablo Gustin, et que développe les associations invités : Oxfam, le RAP et le CADTM.
Pablo explique comment le festival s’est passé assez vite de la collaboration avec la firme Coca-Cola. Mais les problèmes posés par cette société dépasse le festival et ses buvettes.
De nombreuses personnes et associations à travers le monde, comme Kerara en Inde, dénoncent l’attitude de Coca : exploitation abusive de l’eau, corruption, lobbying par l’intermédiaire de la banque mondiale ou le FMI, répressions des syndicats ou pire parfois.
Coca-Cola est presque le symbole de l’utilisation intensive de la publicité. Télé, presse, écoles, buvettes, rues, festivals, cette omni-présence tourne au matraquage, stratégie efficace pour ce breuvage décrit comme imbuvable à ses débuts.
Coca s’inscruste à Floreffe
Coca-Cola a mandaté ce vendredi une équipe de commerciaux pour distribuer des boissons et des produits dérivés ciglés à moins d’un km du festival d’Esperanzah.
"Ils arrêtaient presque les voitures et distribuaient des friandises aux enfants" a expliqué sur les ondes de Radio Esperanzah le directeur de l’abbaye de Floreffe qui s’est rendu sur place. "C’était vraiment pour prouver que Coca-Cola était sur place."
Il a demandé à l’équipe de quitter les lieux sur le champs menaçant de faire venir la police.
« Ce n’est pas une opération commerciale, c’est une provocation » s’est insurgé Michel Alexandre.
Ils m’ont dit qu’ils étaient envoyé par la direction. J’ai vérifié auprès du maire qu’ils n’avaient pas d’autorisation" poursuit le directeur qui compte mener son enquète pour retrouver le donneur d’ordre et n’exclue pas de porter plainte.
